Grâce à la liberté dans les communications, des groupes d’hommes de même nature pourront se réunir et fonder des communautés. Les nations seront dépassées.
Friedrich Nietzsche (Fragments posthumes XIII-883)

07 - SEP 03/10 - Rap. Paiva et T. de Almeida


COMMUNICATION de Ricardo Paiva au coordinateur de l'enquête criminelle - 03.09.2007

Lors de ses contacts comme médiateur/interprète entre la PJ et les parents de Madeleine, l'attention de l'inspecteur RP fut attirée sur des comportements qu'il qualifie d'étranges et dont il jugea bon d'informer son chef (tout officier de liaison, hormis sa fonction de go-between, a pour mission de tenir la famille de la victime au courant des progrès de l'enquête mais aussi de faire part à sa hiérarchie de ses observations).
– Les réactions des MC devinrent de plus en plus négatives au fur et à mesure du développement de l'enquête, en particulier lorsqu'il apparut manifeste, avec l'arrivée de deux chiens britanniques spécialisés dans la détection de restes humains, que l'enquête envisageait l'hypothèse de la mort de Madeleine. À plusieurs reprises ils recommandèrent de maintenir les recherches orientées vers l'hypothèse de l'enlèvement, seule hypothèse possible selon eux, et de continuer à enquêter sur le suspect Robert M.

– L'exigence réitérée de Kate MC, trois mois après la disparition de Madeleine, d'analyser le sang, les cheveux et les ongles de ses jumeaux, car elle se souvenait que, la nuit de la disparition et malgré le bruit et l'agitation et finalement le transport dans un autre appartement, aucun des jumeaux n'avait bougé ni ne s'était réveillé. Kate présumait qu'ils étaient sous l'effet d'une drogue sédative qu'un ravisseur hypothétique aurait administrée aux trois enfants afin de pouvoir enlever Madeleine. Elle avait lu, dans un manuel d'enquête criminelle donné par les autorités britanniques, qu'une jeune fille avait été enlevée, violée et tuée de cette manière. 

– Lorsque l'inspecteur Paiva remit en mains propres aux MC une notification à comparaître afin d'être entendus, Kate MC réagit immédiatement  de manière véhémente : Que vont penser mes parents ? Que vont dire les médias quand ils sauront ? et Le gouvernement portugais fait pression sur la police pour mettre rapidement fin à l'enquête

–  Gerald MC insista régulièrement pour remettre à l'inspecteur une sélection de lettres et courriels provenant d'individus psychiquement perturbés et de médiums, pour la plupart dotés d'informations peu crédibles quant à l'endroit où se trouvaient Madeleine et le ravisseur hypothétique.

–  Récemment au téléphone avec RP Gerald MC affirma être sûr que la police n'avait aucune preuve pouvant les incriminer quant à la mort de Madeleine et que la police perdait son temps en enquêtant sur eux.







RAPPORT de l'inspecteur-chef Tavares de Almeida  - 10.09.2007

Il s'agit en fait d'une lettre adressée au coordinateur de l'enquête, Gonçalo Amaral, concluant à la mort de l'enfant dans l'appartement. Après analyse de tous les éléments de preuve recueillis, TdA rappelle que Madeleine MC, née le 12 mai 2003, est le fruit d'une fécondation in vitro, autrement dit a été désirée par ses parents (biologiques) tout comme les jumeaux, nés moins de deux ans plus tard. Il remarque que prendre soin d'un petit enfant n'est pas la même chose que de veiller sur trois.
 
TdA observe que d'emblée les parents attribuèrent la responsabilité de la disparition à un tiers et parlèrent d'enlèvement. Bien que ce fût certainement une hypothèse à considérer, tous les discours et actions de la famille pointaient dans une direction qui, d'hypothèse unique acquit très vite le statut de fait, les médias s'en étant fait l'écho une dizaine d'heures après le constat de la disparition. Ainsi, avant même le début de l'enquête, avant même les dépositions des principaux témoins, il fut médiatiquement établi qu'on avait enlevé Madeleine MC.
Or le temps n'a pas donné raison aux parents : aucune demande de rançon n'a été formulée et l'enquête n'a pas découvert d'indice solide d'enlèvement, hormis le témoignage d'un des membres du groupe des neuf, Jane TB.
L'enquête a donc été menée dans la perspective de plusieurs scénarios possibles. Les premiers témoignages du groupe des neuf, flous, allaient dans le sens de la version "enlèvement". Quand les neuf allaient dîner, ils laissaient leurs enfants endormis, seuls, dans leurs appartements respectifs. Le rapport assume que les neuf se sont entendus sur une version attestant qu'ils allaient régulièrement vérifier que leurs enfants dormaient (est joint un document à l'appui : les deux chronologies succinctes rédigées la nuit du 3 mai). Encore fallait-il que les narrations fussent compatibles les unes avec les autres. Le rapport remarque que certains parlent de rondes tous les quarts d'heure et les autres toutes les demi-heures, d'autres distinguent entre rondes "auditives", le silence suffisant comme gage de sommeil profond (la ronde de Matthew MO dans l'appartement MC prouve que le silence peut tromper) et rondes "visuelles".

TdA observe que les dépositions "orientées" ont fait perdre du temps et des ressources et que l'enquête a piétiné. Les inspecteurs ont du mal à comprendre pourquoi les membres du groupe ont maintenu la même narration alors qu'il était facile de voir les dommages qu'elle causait à l'enquête, alors que pendant tout ce temps le public était bercé par l'idée que le plus cher désir des neuf était de collaborer avec la police. L'enquête n'eut d'autre recours que d'aller de l'avant. Les données sont les suivantes :
- Si des rondes de surveillance eurent vraiment lieu, la disparition ne put survenir qu'entre 21h30 et 22h. (1)
- Si on ne prend pas en compte le témoignage de Matthew MO, la disparition a eu lieu entre 21h et 22h, en supposant que Gerald MC dise la vérité (2)
- La dernière fois que quelqu'un d'extérieur au groupe a vu Madeleine est vers 17h35 quand les MC sont allés la chercher à la crèche, ce qui augmente potentiellement à plus de 4 heures l'intervalle entre la disparition et l'alerte. (3)

L'influence du signalement rapporté par Jane TB (un homme emportant un enfant vers la maison de Robert M) sur l'orientation de l'enquête et la mobilisation des enquêteurs sur cette piste pendant des mois illustre exemplairement comment une information erronée peut faire non seulement perdre du temps, mais arriver trop tard. L'examen de faisabilité déployé en raison de l'insistance de la famille à faire du signalement l'enlèvement en temps réel a révélé des discrépances, mais un travail intense et coûteux en temps et énergie à propos de l'arguido Robert M n'en a pas moins été réalisé. 
Parmi les discrépances, TdA se demande comment on peut passer à 2 ou 3m d'un ami en le voyant mais sans que celui-ci ne vous voie. Et comment peut-on au même moment voir une tierce personne sans que l'ami ne la voie ? (4)
TdA observe que Jane Tanner, voyant un homme s'éloigner de l'appartement des MC avec un enfant, aurait dû sinon intervenir, du moins alerter et en conclut que le signalement n'est pas très crédible. (5)
TdA, qui semble tenir à faire savoir que l'enquête n'a suivi les instructions de personne (en raison des distorsions dans les informations, pourtant cruciales, émanant des neuf), remarque que le fait que les témoins et les victimes soient étrangers a empêché (jusqu'à la date du rapport, 10 septembre) d'obtenir les données de base les concernant. (6)  
Suivent des considérations sur la tension inhérente à la profession de médecin (erreur : Gerald MC est cardiologue, pas chirurgien), la nécessité de périodes de repos et de vie sociale sans contraintes, malgré l'attention à porter à de très jeunes enfants. Les neuf n'étaient pas à PDL pour passer des vacances en famille, mais pour se livrer à des activités d'adultes tandis que leurs enfants étaient pris en charge dans les crèches.



Selon le rapport, la journée du 3 mai se déroula normalement, conformément à la routine, jusqu'à l'heure du dîner. Après avoir récupéré leurs enfants dans leurs crèches respectives, les parents rentrèrent chez eux peu après 17h35. Mais Kate MC partit courir pendant une demi-heure sur la plage, puis Gerald alla jouer au tennis. (7)  Pendant qu'il jouait, un autre élément du groupe s'en fut à l'appartement des MC, et y resta entre 30 secondes selon Kate et 30 minutes selon Gerald. (8)  Gerald revint vers 19h et les enfants furent mis au lit à environ 19h30. Les MC restèrent dans l'appartement jusqu'à 20h30, moment où ils partirent au restaurant Tapas. Ils furent les premiers à arriver. Les rondes commencèrent d'une manière peu cohérente et ne sont confirmées par aucun témoin indépendant. (9)  Bien que les MC aient déclaré que leur position à table leur permettait de surveiller la porte-fenêtre, très visible, de leur appartement, plusieurs témoignages révélèrent qu'ils tournaient le dos à l'immeuble et que la visibilité était quasi nulle. (10)


Kate MC déclara être partie vers 22h05 voir les enfants, soit une heure et demie après sa sortie de l'appartement. Cette ronde lui prit environ 10 minutes, elle retourna au restaurant, laissant les jumeaux seuls, persiennes et fenêtre ouvertes, pour lancer l'alerte car Madeleine n'était plus là. TdA se demande pourquoi Kate MC n'a pas utilisé son téléphone cellulaire pour appeler Gerald ou pourquoi, plus simplement, elle n'a pas appelé de la véranda. (11) La gendarmerie fut alertée à 22h41, les recherches avaient déjà commencé. Les parents demandèrent l'assistance d'un prêtre mais leur déposition informelle, cette nuit-là, pointait vers l'enlèvement.
Avant l'ouverture officielle de l'enquête, les journaux télévisés britanniques annoncèrent qu'une enfant avait disparu, peut-être enlevée.

Après un certain temps les parents suggérèrent de faire appel à quelqu'un qui pourrait éventuellement indiquer où se trouvait le corps de leur fille. (12) Les enquêteurs furent ébahis, d'autant plus que les MC continuaient à faire savoir aux médias qu'ils espéraient retrouver leur fille vivante. Toutes les lignes d'enquête restaient ouvertes, mais les enquêteurs décidèrent de faire examiner les lieux de la disparition par des chiens spécialisés (l'un en odeur de cadavre, l'autre en odeur de sang), usage courant au Royaume-Uni. (13)  Suit un résumé des lieux inspectés par les chiens et leurs réactions dans l'appartement 5A, et non dans les autres appartements, l'appartement occupé par les MC après la disparition, la villa des MC depuis début juillet et celle de Robert M. (14) Ils réagirent aussi à un pantalon et à un T-shirt de Kate et à la clef (électronique) de la voiture louée trois semaines après la disparition et inspectée à côté de 9 voitures appartenant à Robert M et à ses proches.

TdA poursuit en soulignant à quel point la surmédiatisation de l'affaire et les campagnes des MC ont contribué à l'évolution des déclarations des MC. Toutes les informations rendues publiques ont eu pour effet un nouveau mixage de l'histoire, en l'adaptant à d'éventuelles questions de la police et à des tentatives de justifier les indices et éléments probants collectés.
Les médias se sont fait l'écho de l'hypothèse d'une sédation des enfants pour assurer la tranquillité de leurs parents. Le père de Kate MC a admis que sa fille, mais celle-ci a démenti, pouvait leur avoir donné du Calpol (15)
TvA rapporte que Kate MC s'est étonnée auprès de l'inspecteur Ricardo Paiva que des prélèvement n'avaient pas été effectués sur les jumeaux, alors qu'elle devait savoir, comme médecin, qu'une telle analyse ne pouvait être probante, trois mois plus tard. Elle est allée jusqu'à déclarer que l'enquête devait vérifier si le ravisseur avait sédaté Madeleine et les jumeaux pour accomplir son forfait, bien qu'elle ne l'ait pas demandé en temps utile. Il est notoire que les sédatifs ont un temps d'action et un temps d'élimination qui varient grandement.
Lorsque les médias ont fait savoir que du sang avait été détecté dans la Scénic et dans l'appartement, Kate et les membres de sa fille ont déclaré publiquement que quelqu'un avait dû "planter les preuves". Maintenant les MC envisagent même qu'un élément de l'enquête criminelle aurait pu le faire. (16)
Kate MC a avancé, pour justifier la présence de sang, qu'il arrivait à Madeleine d'avoir des hémorragies nasales.

TvA rapporte que, lors de la perquisition (début août) de la villa des MC à PDL, a été trouvée une bible en anglais ouverte sur la mort de l'enfant de David et de Bethsabée. (17)
Il remarque que le kidnapping n'étant malheureusement pas rare au Royaume-Uni, les gens savent que toute publicité fait courir un risque au kidnappé. Néanmoins les MC n'ont pas consulté les autorités policières et n'ont pas non plus préservé la scène du crime. À ces indices (selon TvA) de simulation, il joint la mise à l'écart d'une assistante sociale venue proposer son aide aux MC. (18)
Ces faits, selon TvA, point dans la direction de la mort de Madeleine dans l'appartement.
De là il en vient aux alertes des chiens britanniques et aux analyses du laboratoire de Birmingham. Il évoque l'alerte conjointe du chien EVRD (Eddie) et de la chienne CSI (Keela) derrière le sofa et en déduit que celui-ci a été poussé contre le mur après la mort de l'enfant. Compte tenu de la quantité microscopique, il y a eu nettoyage. Il déduit de la présence de CC (une peluche) sur l'oreiller de Madeleine, qu'on l'y a mis après sa mort puisque le chien EVRD n'a pas signalé le lit. (19) 
TvA remarque que la forte alerte dans la chambre des MC pourrait indiquer que le corps a été déplacé (20) et que l'alerte à des vêtements de Kate pourrait indiquer qu'elle a été en contact avec le cadavre. À propos des réactions des chiens dans la voiture louée par les MC le 27 mai, il n'exclut pas une forte hypothèse que la voiture ait servi à transporter le corps, 24 jours après la mort. Il note que la clef électronique, signalée par Eddie quand elle se trouvait à l'intérieur de la porte du conducteur, fut à nouveau signalée par le chien alors qu'elle avait été enfouie dans un bac de sable placé en hauteur à un autre étage du parking. Y fut trouvé du sang provenant de Gerald MC.

De tous les éléments, l'inspecteur Tavares de Almeida conclut que :
A) Madeleine MC est morte dans l'appartement G5A du complexe de l'Ocean Club de Praia da Luz, le 3 mai 2007.
B) Il fut procédé à une simulation de kidnapping.
C) Afin d'éviter d'alerter sur la mort de l'enfant avant 22h, les MC ont créé une situation de surveillance des enfants pendant leur sommeil.
D) Kate et Gerald MC sont impliqués dans le recel du cadavre de leur fille Madeleine.
E) Actuellement rien ne permet de soupçonner que la mort n'a pas été la conséquence d'un accident tragique.
F) D'après les éléments rassemblés jusqu'à présent, tout indique que les MC, pour se protéger, n'ont pas voulu remettre le cadavre immédiatement et volontairement. Il est très possible que celui-ci ait été déplacé, ce qui soulève des questions sur les circonstances dans lesquelles est survenue la mort de l'enfant. 

TvA préconise donc d'envoyer les documents à l'appui du rapport au Procureur Général de la République, afin de procéder à :
G) Un nouvel interrogatoire des témoins assistés (arguidos) Kate et Gerald MC.
H) Une évaluation des astreintes à appliquer dans cette affaire.
I) La remise au juge de la photocopie du journal de Kate MC, saisi au moment de la perquisition et sa traduction, si celle-ci est légale.

Dans un complément d'analyse, daté du 03.09.2007, l'inspecteur Tavares de Almeida rappelle en quoi consiste le travail de la police : examiner la scène de crime, relever les indices, interroger les témoins et croiser les données afin de reconstituer ce qui s'est passé. Il appartient ainsi à l'enquête de déterminer les causes et les circonstances dans lesquels un crime a eu lieu.
Selon lui, l'enquête manque, pour découvrir la vérité, d'informations sur les MC, leur mode de vie et leur situation sociale. Il faudrait pouvoir entrer dans leur résidence, prendre des photos de leur intérieur si cela s'avèrait nécessaire et dans l'intérêt de l'enquête, d'appréhender tout objet qui pourrait contribuer à la découverte de la vérité ou faire l'objet d'un examen en laboratoire. Il faudrait aussi questionner les personnes en charge de Madeleine à la maternelle, dans ses activités extra-scolaires, des employés de maison des MC, de personnes extérieures à la famille mais ayant été associées à Madeleine, afin de mieux comprendre la personnalité de celle-ci et ses liens affectifs.
TdA suggère de soumettre à l'attention du procureur la préparation de deux lettres rogatoires aux autorités britanniques visant à découvrir
Compte tenu de la décision manifeste de non-coopération avec les autorités judiciaires et la police, avec l'argument de tout avoir dit et fait, il serait bon que les vêtements utilisés par les sept compagnons de voyage des MC soient inspectés par les chiens (devant caméra) et les questions éventuellement suscitées par les résultats obtenus puissent être posées,



Georges Méliès - Escamotage d'une dame au théâtre Robert Houdin (1896)


(1) Rien ne permet d'établir ici une relation de cause à effet puisque Matthew MO, qui dit être entré dans l'appartement des MC vers 21h30, a opté pour un angle de vision qui ne lui permettait pas de voir Madeleine. Il n'a donc pas pu dire si elle était dans son lit ou non à 21h30.
(2) Prendre en compte ou non le témoignage de Matthew MO ne change rien, puis Matthew n'a pas vérifié que Madeleine était dans son lit.
(3) TdA, ici, pense probablement à Catriona B, la nanny de la crèche où allait Madeleine, mais celle-ci ne parle pas de Madeleine, seulement de Kate MC dont elle décrit les vêtements en détail. Elle mentionne aussi l'absence de Gerald MC, sans doute en train de jouer au tennis. Or c'est Gerald qui a réceptionné les enfants.
(4) La rue est déserte et silencieuse et Jane passe en claquettes sonores sur un trottoir de moins de 2m où se trouvent Gerald, Jeremy et un enfant endormi dans une poussette. Jane voit la tierce personne de profil, traversant le  haut de la rue. Gerald et Jeremy se font face, puisqu'il parlent. L'un d'eux au moins aurait dû voir/entendre Jane.
(5) Jane ne peut pas voir d'où vient l'homme qui débouche de la rua Agostinho da Silva. Absolument rien ne lui permet de savoir s'il vient de l'immeuble G5 ou du G4 ou d'ailleurs.
(6) Effectivement ces données, demandées dès le matin du 4 mai à travers l'officier de liaison pour la péninsule ibérique, ne sont jamais parvenues à la PJ.
(7) La chronologie n'est pas respecté. Kate, après sa leçon de tennis, alla courir sur la plage pendant que Gerald avait sa leçon. C'est lui qui récupéra les enfants. Kate les rejoignit et ils rentrèrent chez eux, une importante rupture de routine puisqu'ils ne rentraient normalement chez eux que vers 19h.
(8) En fait, après le bain des enfants, Gerald repartit car un men's doubles était programmé à partir de 18h. L'élément du groupe qui passa par le 5A, David WP, l'aurait fait à la demande de Gerald selon David et à la suggestion de David selon Gerald. Cet épisode, l'un des plus brumeux de l'affaire, ne figure pas dans les premières dépositions.
(9) En fait de rondes les dépositions des serveurs ne corroborent pas celles des neuf, mais aussi bien leur attention devait être ailleurs. 
(10) La chambre des enfants se trouvant de l'autre côté de l'immeuble, une lumière soudaine, un cri, étaient hors de portée visuelle et auditive.
(11) La visibilité était mauvaise, mais les conditions acoustiques étaient suffisantes.
(12) Ce quelqu'un est un sud-africain qui, moyennant un cheveu de la personne disparue introduit dans une mystérieuse machine, se vantait de la localiser. Après avoir été éconduit par la PJ, contactée par un intermédiare au tout début de l'enquête, il s'adressa aux MC qui insistèrent tant et si bien qu'ils obtinrent l'accord de la PJ. 
(13) La PJ, qui semble avoir interprété l'attitude des MC comme une acceptation de la mort possible de leur fille, était en contact avec le NPIA dont le profiler, Lee Rainbow, produisit en juin 2007 un rapport (pas dans les PJFiles, mais cité à l'audience en janvier 2010) dans lequel il préconisait d'examiner de près les MC, en raison des discrépances et des modifications de narration. Ce rapport les amena à Mark Harrison, le spécialiste britannique des personnes disparues qui finalement vint sur le terrain en juillet 2007. C'est lui qui recommanda de faire appel aux chiens EVRD et CSI.
(14) En résumé le chien "cadavre", dont le comportement changea dès l'ouverture de la porte du 5A, alerta à un endroit de l'appartement où la chienne "sang" ne découvrit rien. Il est certainement remarquavle que les chiens n'aient réagi qu'à l'endroit où Madeleine avait été vue vivante pour la dernière fois.
(15) Un antihistaminique, indirectement sédatif.
(16) En réalité, cette hypothèse n'a été évoquée que par le père de Kate, qui, en plein désarroi, s'est posé la question et Gerald MC lui-même, mais à travers Ed Smart au micro de Larry King.
(17) Ce qui est intéressant dans cette histoire n'est pas que Dieu ait fait mourir l'enfant né d'une liaison adultère, ni que Dieu ait voulu punir David de s'être indirectement débarrassé du mari de celle qu'il aimait. L'étonnant est que David qui s'est s'abîmé en prières alors que l'enfant agonisait, sort de sa prostration quand l'enfant meurt, n'accomplit pas les rites funéraires et va rejoindre Bethsabée qui mettra au monde Salomon.
(18) Il s'agit d'Yvonne M, en villégiature en Algarve. Elle se précipita à PDL où son offre de service fut éconduite . Il en aurait été peut-être différemment si elle s'était adressée au consulat. YM envoya plus tard, anonymement.. une lettre à la PJ faisant part de ses soupçons à l'égard précisément du membre du groupe qui avait repoussé son offre d'aide.
(19) Cette alerte et la conclusion de TvA sont douteuses et Martin Grime, le maître-chien, avait préconisé, en vain semble-t-il, d'analyser CC.
 (20) C'est dans la chambre des parents, au coin du placard, qu'Eddie a alerté en premier, moins de 2' après être entré dans l'appartement.



Sintra - Quinta da Regaleira