Grâce à la liberté dans les communications, des groupes d’hommes de même nature pourront se réunir et fonder des communautés. Les nations seront dépassées.
Friedrich Nietzsche (Fragments posthumes XIII-883)

08 - JUI 21 - Ordonnance de classement (2)






Première partie ici.



Dans l'enquête criminelle, le premier arguido fut Robert M. Bien qu'il ait été mis officieusement hors de cause lorsque les chiens britanniques ne réagirent ni dans sa maison, ni dans son jardin, ni dans ses voitures, il ne pouvait pas être affranchi de son statut d'arguido avant la clôture de l'enquête. Il n'est dès lors pas étonnant qu'une partie de l'ordonnance de classement soit un rappel de faits le concernant.
p. 31
C - les soupçons sur Robert Murat et son statut d'arguido (témoin assisté) pp. 4622-4628
Hormis le fait que le suspect a été vu sur l'emplacement de l'accident et a parlé des faits avec les gens qui se trouvaient là, à savoir des journalistes, son nom était sur la liste des interprètes, et il a pris un engagement en tant que tel (lettre d’engagement p. 1577). 
RB n'a été vu près du G5A, la nuit de la disparition, que par 3 membres du groupe TP.  
Aucun gendarme ne l'a identifié (bien que les TP3 aient dit l'avoir vu parler avec la GNR) et les gens qui le connaissaient et se trouvaient dans les parages ne l'ont pas vu. Le procureur semble parler du lendemain (les journalistes) où, oui, RM a été très présent (sa mère a même organisé un stand pour recueillir des infos).
Le 6 mai 2007, la PJ a reçu un fax du Leicestershire Constabulary (p. 307) disant qu'une journaliste du Sunday Mirror, Lori Campbell, avait signalé certains comportements lui paraissant suspects, à savoir s'identifier, dire qui il était, avoir des relations conflictuelles avec plusieurs personnes et se montrer inquiet quand le SM fit une photo de lui. La police anglaise demandait qu'il soit relevé de sa fonction d'interprète.
Où l'on mesure l'influence des médias... Il y avait, dans la fièvre des premiers jours, un besoin accru d'interprètes.
En outre, les fichiers contiennent :
- p. 328, un rapport disant que, le 4 mai 2007, le suspect a offert son aide à la GNR, en particulier comme interprète ;
- le 6 mai 2007, le signataire du rapport ci-dessus dit que plusieurs journalistes ont signalé que l'arguido avait un comportement suspect ;
- à la p. 461, une information anonyme, où par téléphone une femme a essayé d'incriminer le suspect, sans présenter de faits.
- à la p. 957, un rapport sur un déplacement à l'endroit où Jane Tanner a vu, peu de temps avant de savoir  que Madeleine avait disparu, un homme portant un enfant marcher vers la maison du suspect, la Casa Liliana ;
- à la p. 960, une information selon laquelle la curiosité pour l'enquête de l’arguido a été trouvée étrange. 
Afin d'être entendu sur les soupçons pesant sur lui, Robert M a été fait arguido le 14 mai 2007 [9] Il a déclaré avoir déjà servi d'interprète lors de procès, avoir une fille née en 2002 qui vit en Angleterre et qu’il va voir souvent, être retourné au Portugal le 1er mai 2007 et avoir loué un véhicule parce que sa mère utilisait la VW sur le stand qui a été mis en place à Luz pour aider la famille de Madeleine.
Le 3 mai 2007, il n'a pas quitté la maison de la soirée, a entendu une sirène vers 22 h 30, ou peu après, un fait qu'il a commenté avec sa mère, mais n'est pas sorti pour voir.
Le vendredi 4 mai 2007, il a été alerté par sa mère sur la disparition d'un enfant à Praia da Luz, ayant entendu les nouvelles sur "Sky News", est accouru à l'emplacement de la disparition, où il a été présenté aux parents de l’enfant, à qui il a offert son assistance.
Par la suite, avec un agent de la GNR et un membre du personnel du Centre de vacances, il est entré dans plusieurs appartements dans le but de localiser l'enfant. Auparavant il ne connaissait pas l'intérieur de l’"Ocean Club".
Questionné il a confirmé qu'il était le principal suspect parmi les journalistes et à partir de là a refusé de s’adresser à eux, refus de donner son nom et de se laisser photographier inclus. 
Il a en outre précisé n'avoir rien à voir avec la disparition de l'enfant et ne rien en savoir, expliquant qu'il a interrogé un policier sur la manière dont la police britannique procédait pour retrouver quelqu'un dans un lieu donné et à un moment donné et sur la possibilité de découvrir un trajet grâce à la téléphonie cellulaire, mais qu'il s'agissait pour lui de prouver son innocence. 
D'autre part, des références plutôt désagréables ont été apportées sur sa personnalité, comme ce fut le cas d'un témoin qui le connaît depuis de nombreuses années [10].
Les témoins Rachel M, Russell OB et Fiona P ont déclaré avoir vu RM dans le complexe "Ocean Club" la nuit où Madeleine a disparu.
Ils ne l'ont pas vu "dans" l'OC, mais près de l'immeuble G5, qui ne fait pas partie de l'OC.
Au cours de la confrontation qui a eu lieu le 11 juillet 2007 [11], ces témoins, tout comme l'arguido, sont restés sur leurs positions précédentes.
 Néanmoins, les positions varient suivant les témoins. Alors que Sílvia Baptista [12] admet qu’il est très possible qu'une personne avec les caractéristiques de l'arguido ait participé à la recherche de Madeleine la nuit de la disparition, d’autres témoins, Paul Wright, June Wright, Barend Weijdon et le GNR, José Baptista Roque [13], entre autres gendarmes, affirment ne pas avoir vu l'arguido sur les lieux au cours de la nuit.
Face aux soupçons qui frappent l'arguido et compte tenu de ce qu'il semble dire et du type de fait investigué, dont les contours n'étaient pas alors, comme ils le sont maintenant, délimité et afin de confirmer ou dcarter les soupçons, eu égard à leur importance pour la continuation de l'enquête, des recherches ont été entreprises dans la maison de l'arguido qui est aussi celle de sa mère, et les communications téléphoniques effectuées ont été interceptées, de la part de l'arguido aussi bien que de celle de ses correspondants directs ou indirects, en particulier ceux qu'il voyait et avec qui il communiquait tous les jours.
Des recherches ont été également réalisées à l'endroit où il se mit à passer le nuit, la Quinta Salsalito, qui est une vaste propriété, d’un contrôle difficile, la recherche pouvant permettre de recueillir d'éléments pertinents pour l'enquête, mais ces recherches n'ont donné aucun résultat.
RM s'est réfugié dans cette quinta probablement pour échapper aux journalistes.
Au cours des recherches à Casa Liliana, deux réservoirs d'eau de pluie près de la piscine ont été examinés, l'équipe cynotechnique de la GNR a cherché la trace de la mineure disparue à l'intérieur et à l'extérieur de la résidence, les recherches ont été également effectuées à l'intérieur de trois véhicules stationnés. Toute la propriété a été inspectée et un rapport photographique effectué par les membres du SLC (Secteur local du crime) et des experts du LPC (laboratoire de la police criminelle), sans découvrir rien de positif.
À partir des examens forensiques des ordinateurs de Sergei M, Robert M et Jenny M [14], on a pu conclure que les disques durs examinés ne contenaient rien de compromettant en matière d'activité illégale , et en particulier concernant les faits investigués. 
De l'interception des communications, le l'investigation des numéros de téléphone de Michaela W, Robert M, Jennifer M, Luís A et Sergey M, du schéma des appels passés à partir de cabines téléphoniques publiques de Praia da Luz, aucune indication utile n'est sortie.
De l'analyse des communications effectuées entre le 1er novembre 2006 et le 19 juillet 2007, par Robert, Michaela, Sergey, Jennifer et Luís António, il a résulté que Robert et Malinka, se sont uniquement contactés mutuellement huit fois [15], , qu'il y n'avait aucun contact entre Sergey et Luís António, ni entre lui et Robert, ni entre l'un d'eux et la résidence des M, entre la 30 avril et le 4 mai 2007 [16].
Des recherches ont été effectuées à la résidence, et le sous-sol a été exploré. avec un GEO-radar (GPR), composé d'une antenne radar qui transmet l'énergie électromagnétique sous la forme d'une impulsion au sein des fréquences comprises entre 25 MHz et 1 GHz. Ces impulsions sont partiellement reflétées par le biais de structures géologiques sous-jacentes, capturées avec une antenne de réception et marquées comme un temps d’enregistrement bidirectionnel continu, présenté comme une section d’enregistrement pseudo géologique ; ces techniques de recherche n’ont trouvé ni indiqué d'élément intéressant [17].
Des recherches ont été également réalisées en déployant le chien Eddie qui détecte l'odeur de cadavre; le chien n’ayant  rien signalé [18]. L'examen des véhicules-cibles (de l'arguido et de ses connaissances) n'a rien donné.
Par conséquent, malgré les soupçons qui ont pesé sur l'arguido, en partie causés, quoique involontairement, par lui-même, à savoir son intervention auprès du groupe dont faisait partie les MC, et des journalistes, l'exhibition d'une grande curiosité envers les procédures effectuées et à effectuer, et en partie par le fait objectif que sa résidence se trouve dans la direction prise, selon Jane T, par le porteur d'enfant, sa constitution comme arguido a été requise. Il est néanmoins certain qu'à travers des preuves recueillies, les dits soupçons se sont progressivement vidés de substance au point d'écarter tout lien entre l’arguido et la disparition de l'enfant, raison pour laquelle finalement le classement de l'enquête a été décidé.
[9] Avis p. 1169
[10] Remise en question du rapport p. 1288
[11] Rapport sur la confrontation pp. 1957-1958
[12] Remise en question du rapport p. 1290
[13] Remise en question du rapport pp. 1338, 1328, 1330 et vers 13 h 49
[14] Analyse post-mortem – appendice-1, vol. IV, V et VI
[15] Rapport d'analyse, annexe 87
[16] Rapport d'analyse, annexes 82 à 86
Recherche [17] et interpellations rapport sur la page 21 h 30-v.
[18] Rapport d'inspection avec le chien Eddie, p. 2131


p. 37
D – Recherches cynotechniques et constitution comme témoins assistés de Gerald et Kate McCann pp. 4628-4636
Pour tenter d'avancer dans la découverte de l'endroit où pourrait se trouver Madeleine, Mark Harrison, conseiller national en matière de recherche de personne disparue, enlevée, tuée, pour toutes les forces de police du RU a élaboré un rapport.
Ainsi, une demande d'aide fut formulée en matière de conseil sur les recherches,  une partie de cette aide s'étant concrétisée par l'action de chiens dressés à découvrir des victimes décédées (VRD) et à détecter d'infimes restes humains, de fluides corporels et de sang (CSI), dans n'importe quel environnement ou terrain (EVRD).
Le procureur oublie de dire que le chien détecte, en l'absence de cadavre, un endroit où le cadavre a séjourné pendant un certain temps (minutes), compte tenu du IPM (intervalle post-mortem).
Des recherches des chiens [19], dont les enregistrements vidéo font partie du dossier, il a résulté que :
1 - Le chien pisteur nommé «Eddie » (qui signale l'odeur du cadavre) a réagi à l'intérieur de la chambre du couple, dans le G5A, dans le coin du placard (p. 2054 et/ou annexe 88);
Ce chien n'est pas un pisteur, mais un sniffer.
2 - Ce même chien a réagi, dans le même appartement, près de la fenêtre de la salle de séjour qui dispose d'un accès direct à la rue, derrière le canapé (p. 2054 et/ou annexe 88). 
La salle de séjour n'a pas d'accès direct à la rue.
3 -Toujours à l'intérieur de l'appartement, le chien a réagi dans le patio, sur une plate-bande située à la verticale de la véranda (p. 2054 et/ou annexe 88) ;
4 - Dans la villa "Vista Mar", louée par les MC quand ils durent quitter l’Ocean Club (début juillet), le chien Eddie a réagi dans la zone d'une armoire qui contenait à l'intérieur la peluche qui appartenait à MMC (p. 2099 et/ou annexe 88).
5 - Les vêtements des MC ont été examinés par le chien Eddie dans un parking couvert (pas encore fonctionnel) de Lagos, ce chien ayant réagi à des vêtements de Kate Healy (p. 2101 et/ou annexe 88) ;
6 - Ce chien a réagi devant la porte du conducteur (à l'extérieur) de la Renault-59-DA-27 louée par les McCann (p. 2187 et/ou annexe 88) ;
7 - Enfin il a réagi la carte de démarrage de ce véhicule (précédemment dans le compartiment de la porte du conducteur), une fois celle-ci cachée dans un bac à sable à l'étage au-dessus de celui où se trouvaient les véhicules inspectés (p. 2187 et/ou annexe 88) ;
8 - La chienne pisteur nommé "Keela" (qui détecte la présence de sang humain séché, donc en décomposition) a réagi à l'endroit de la salle de séjour du G5A, où avait déjà réagi "Eddie" (p. 2054 et/ou annexe 88) ; 
Cette chienne n'est un pisteur, mais un sniffer.
9 - Déscellées les dalles où Keela avait réagi lors de la première inspection, la chienne a réagi à nouveau au même endroit (p. 2190 et/ou l'annexe 88) ;
10 - Keela a réagi aussi vers le bas du rideau gauche de la fenêtre mentionnée (cf. page 2190 et/ou annexe 88) ;
11 - Keela a réagi dans le bas latéral gauche du coffre du véhicule 59-DA-27 (p. 2187 et/ou annexe 88) ;
12 - Elle a aussi au compartiment intérieur de la portière du conducteur, qui contenait la carte de démarrage (p. 2187 et/ou annexe 88) ;
13 - Keela a également réagi à la carte de démarrage, une fois celle-ci cachée dans le bac à sable.
Le visionnement de ces vidéos, dont le contenu est très impressionnant, est essentiel pour comprendre, mieux que par les mots, l'action des chiens et leurs signalements.
Ces chiens, auxquels SY a déjà eu recours à plusieurs reprises et que le FBI fera venir avec des résultats positifs, sont des instruments de collecte de preuves et ne sont pas utilisés comme preuves; tout résidu, même s’il est invisible à l'œil nu, que ce type de chien permet de recueillir, doit être soumis aux tests d'expertise d’un laboratoire accrédité.

Martin Grime, le maître-chien lui-même [20], mentionne dans son rapport que
la réaction du chien bien qu'elle ne puisse constituer une preuve susceptible d'être présentée devant une cour de justice, peut contribuer à la collecte de renseignements dans les enquêtes criminelles majeures
et le scientifique Dr John Lowe [21] selon lequel le FSS ne dispose d'aucun étayage scientifique quant à l'utilisation des chiens comme moyen de collecter des résidus biologiques et que normalement on se fie à la parole du maître-chien qui assure que les chiens sont plus sensibles que toute technique chimique ou autre technique habituellement utilisée par des experts en scènes de crime. 
En ce sens et en particulier, un laboratoire britannique accrédité a effectdes examens forensiques sur des prélèvements faits aux endroits et sur les objets signalés par la "chienne-sang" (service de sciences judiciaires - cf. annexes I et VII – FSS rapport final), d'autres examens ayant été réalisés à l'Institut national de Médecine légale (cf. annexe I), le résultat final n'ayant pu corroborer les signalements des chiens. Autrement dit, du matériel cellulaire a été recueilli qui n’a cependant pas été identifié comme appartenant à une personne spécifique, et il n'a même pas été possible d'établir la nature de ce matériel (sang ou un autre type de fluide corporel). 
Il faut souligner que le FSS a été choisi en raison de son prestige, de son indépendance et de sa réputation scientifique, bien que tout d'abord la compatibilité entre le profil de Madeleine et quelques résidus (parmi lesquels ceux, nombreux, découverts dans la Scenic) ait paru possible, comme l'indique le fax reproduit ci-après (pp. 2620 sq).........
Le PGR suggère que la PJ n'a pas inventé que les analyses pouvaient mettre en cause les MC et justifie plus loin que si l'enquête avance dans le sens de prouver ou infirmer l'implication d'un témoin l'entité qui dirige l'enquête ne peut différer sa mise en examen.

From: "Prior Stuart"
To: "Task Portugal"
Sent: 04 September 2007 10:14
Subject: FW: Op Task - confidentiel

From: Lowe, Mr J R
Sent: 03 September 2007 15:01
To: Stuart Prior
Subject: Op Task - confidentiel
Stuart,

Tout d'abord, voici les trois derniers résultats que vous attendez.
Un résultat ADN incomplet a été obtenu à partir du matériel cellulaire (coton-tige 3a). L'échantillon contient très peu d'informations et exhibe de faibles indications d’ADN provenant de plus d'une personne. Cependant, tous les composants d'ADN confirmés dans ce résultat correspondent aux composants du profil génétique de Madeleine McCann. Le profilage d’ADN par LCN est très délicat, il n'est pas possible d’attribuer ce profil génétique à un fluide corporel particulier.
Aucun élément de preuve n'étaie l’idée que l’ADN de Madeleine McCann est présent dans l'échantillon 3B. 


Un résultat complexe d'ADN par LCN, qui semble provenir d'au moins trois personnes, a été obtenu à partir de matériaux cellulaires récupérés dans le coffre du véhicule - section 286 C 2007 CRL10 (2) zone 2. Dans le profil génétique de Madeleine McCann, il y a 20 composants représentés aux19 loci du diagramme. Sur l'une des zones de l'ADN nous observons, comme il est normal, que Madeleine a hérité du même composant d'ADN de ses deux parents ; cela apparait donc comme 1 locus plutôt que 2 ; 19, par conséquent, plutôt que 20. De ces 19 composants, 15 sont présents dans le résultat concernant l'échantillon ; il y a 37 composants au total, parce qu'il y a au moins 3 contributeurs ; mais il pourrait y en avoir jusqu'à cinq. À mon avis ce résultat est donc trop complexe pour que l'on puisse conclure de manière significative.

Pourquoi?...
Eh bien, examinons la question posée :
«Existe-t-il de l’ADN provenant de Madeleine sur l'échantillon ?»
Il serait très simple de dire "oui" simplement en raison du nombre de composants dans le résultat, composants qui se trouvent également l'échantillon de référence (MMC).

Ce que nous devons prendre en considération, en tant que scientifiques, c’est si le résultat est authentique et légitime; Madeleine a-t-elle largué de l'ADN dans le coffre de la voiture ou son profil correspond-il simplement par hasard au résultat ? Les composants individuels du profil de Madeleine ne sont pas uniques au monde, c'est la combinaison spécifique de 19 composants qui rend son profil unique par rapport à tous les autres. Des éléments du profil de Madeleine sont également présents dans les profils de nombreux scientifiques ici à Birmingham, moi, inclus. Il est important de souligner que 50 % du profil de Madeline est partagé avec chaque parent. Il n'est pas possible, dans un mélange de plus de deux personnes, de déterminer ou d’évaluer quels composants spécifiques d'ADN font la paire les uns avec les autres. Autrement dit on ne peut répartir les composants entre 3 profils génétiques individuels.

Par conséquent, on ne peut répondre à la question : la correspondance est-elle authentique ou est-ce une correspondance aléatoire ?
Il en va de même pour tout résultat qualifié de trop complexe pour conclusion/interprétation significative.
À quelles questions ne serons-nous jamais capables de répondre avec le profilage ADN par LCN?
Quand l'ADN a été déposé ?
Comment l'ADN a été déposé ?
De quel fluide corporel l'ADN provient-il ?
Un crime a-t-il été commis ?
 

Ceci, en même temps que tous les autres résultats, sera formalisé dans un rapport final.
N'hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d’ obtenir de plus amples informations.
Cordialement
John


….. cette  compatibilité n'a finalement pas été confirmée dans le rapport final du FSS, après la réalisation de longues et complexes analyses.
Préalablement à ces indications, il y a la circonstance que les parents ont été les dernières personnes connues à avoir été avec une Madeleine vivante et localisée, circonstance qui en soi justifiait une investigation.
D'autre part il existait des informations, plus tard non confirmées, que les MC, occupés à affirmer une thèse d'enlèvement, auraient contacté les médias britanniques (Sky News) avant d'appeler les autorités policières.
Face à ces éléments, autrement dit la possibilité de la présence d'un cadavre dans l'appartement et dans le véhicule qu'utilisaient les parents, des soupçons étayés de l'implication des MC ont surgi. 
Quand ils ont été convoqués pour déposer à nouveau, car il n'y avait pas d'explication plausible pour les alertes (des chiens), afin de les confronter à ces alertes et aux informations laboratoriales susceptibles de les mettre en cause si ce n'est pour crime (au moins pour homicide par négligence et recel de cadavre), les MC ont obligatoirement dû avoir le statut de témoin assisté, en stricte obédience avec l'article 59-1 du Code de Procédure Pénale. Ainsi était préservée la disposition de l'article 58-4 (actuel 5) – sa nouvelle rédaction n'était pas encore en vigueur, la constitution des MC en  témoins assistés datant du 6.9.07 (en fait 7.09.2007) – et par ailleurs ils pouvaient bénéficier des droits et garanties de défense qui sont la prérogative des arguidos, malgré la stigmatisation associée, tout technico-juridiquement injustifiée qu'elle soit. En effet le statut d'arguido en vue d'un interrogatoire destiné à confirmer les indices d'un crime possible, sert aussi, de manière identique, à infirmer les indices et à exonérer les suspects.

Comme le juge du tribunal de police de Lisbonne le souligne judicieusement dans la sentence du 06.10.1990 : 
L'autorité qui dirige l'enquête n'est pas libre de retarder le moment où un témoin passe à l'état d'arguido (…) si sont exécutées des procédures destinées à prouver son imputation, qui l’affectent personnellement (…) Recueil de Jurisprudence, 1990, vol. IV. p.323 et suivants.
La constitution de Gerald et Kate McCann comme témoins assistés à cette occasion n'a été rien de plus que la consécration pratique du droit à la défense de ces arguidos, autrement dit visait à leur garantir les droits concrets 
à la co-détermination ou au respect de la décision finale de la procédure. Les dits droits supposent de la cohérence et de l’efficacité, selon le nouveau code, juste après le passage à témoin assisté et par conséquent au cours de l'enquête et de l’ instruction. Professeur Jorge de Figueiredo Dias,"sobre os sujeitos processuais aucun novo Código de Processo pénal in Jornadas de Processo pénal, CEJ, Livraria Almedina, 1988, p 28. 
Il n'y a donc, à la lumière de l'interprétation des éléments présents alors dans le dossier, il n'y a aucun doute possible quant à la légitimité et à la légalité du statut de témoin assisté. Il est aussi certain que toute enquête a une dynamique propre et que le flux continu d'éléments dans le dossier peut modifier la situation, comme du reste cela a été le cas. On ne peut inférer de la constitution de témoin assisté aucun jugement ou présomption de culpabilité.

19] Cf. disques numériques contenus à l'annexe III
[20] 2271 Page
[21] Interrogatoire fichier sur la page 3899


p. 45
E – De l'intérêt de la reconstitution pp. 4636-38
Prenant en compte le fait que certains points dans les déclarations des arguidos et des témoins révèlent des contradictions, tout du moins apparemment, ou manquent de confirmation physique, il fut décidé de mettre sur pied une "reconstitution des faits" telle qu'elle est envisagée par l'article 150 du CPP afin de dûment clarifier, sur les lieux mêmes des faits, quelques très importants détails, parmi lesquels :
1. la proximité physique, réelle et effective, entre JT, GMC et JW au moment où la première est passée à côté des deux autres, moment où elle a vu le supposé suspect, portant un enfant. Dans notre perspective il est étrange que ni GMC ni JW n'aient vu ni JT ni le supposé ravisseur, en dépit de l'exiguité de l'espace où ils se trouvaient et de la tranquillité des lieux. 
2. La situation concernant la fenêtre de la chambre où Madeleine dormait avec ses frère et soeur, que sa mère dit avoir trouvée ouverte. Il nous a semblé nécessaire de clarifier l'existence d'un courant d'air, puisque KMC mentionne un mouvement des rideaux et une pression sur la porte de la chambre, ce qu'une reconstitution pourrait éventuellement confirmer. 
3. L'établissement d'une ligne de temps et de contrôle effectif du sommeil des mineurs laissés seuls dans les appartements, étant donné que, si ces rondes étaient aussi rapprochées que les témoins et les arguidos le disent, un ravisseur aurait eu beaucoup de mal à réunir les conditions pour s'introduire dans la résidence et en sortir avec un enfant, en particulier par une fenêtre à largeur réduite. Il faut ajouter que le supposé ravisseur ne pouvait passer par cette fenêtre qu'en tenant l'enfant dans une position différente (verticale) de celle qu'a vue Jane T (horizontale). 
4. Que s'est-il passé pendant le laps de temps entre environ 18h45/19h, moment où Madeleine a été vue pour la dernière fois dans l'appartement par un quelqu'un qui n'était pas de sa famille, David P, et l'heure à laquelle KMC a rapporté la disparition, environ 10h. 
Là encore, le procureur ne tient pas compte de la première (et unique, hormis l'audition rogatoire) déposition de David P, dans laquelle il ne dit pas avoir vu Madeleine vers 18h45.
5. Les avantages évidents et connus de l'appréciation immédiate des indices ou, en d'autres termes, la mise en oeuvre du principe de contiguïté des éléments probants afin de former une conviction, aussi solide que possible, sur ce qu'ont vu Jane T et les autres et, éventuellement, écarter radicalement toute espèce de doute qui puisse subsister quant à l'innocence des parents de l'enfant disparue. 
En ce sens, les procédures juridiques ont été suivies, conformément aux normes et conventions qui sont en vigueur et la présence des témoins a été requise, les invitant à être présents et faisant également appel à l'esprit de solidarité avec le couple McCann, puisqu'il est certain que depuis le début ils avaient adhéré à ce principe.
En dépit du fait que les autorités nationales se soient engagées à rendre leur déplacement au Portugal viable, et pour des motifs inconnus après dissipation de tous les doutes soulevés sur la nécessité et l'opportunité d'un tel déplacement, les témoins ont choisi de ne pas participer, ce qui a rendu la reconstitution impraticable.
Nous pensons que c'est aux MC que le plus grand dommage a été causé car ils ont perdu la possibilité de prouver ce qu'ils affirment depuis qu'ils ont le statut de témoins assistés : leur innocence par rapport à ce drame fatal. Par ailleurs l'enquête a souffert de la non-clarification de certains faits.

Le PGR conclut que le rejet de la reconstitution s'est opéré surtout au détriment des MC, qui sont les grands perdants car ils n'ont pas eu la possibilité de prouver leur non-implication. La seconde perdante, ensuite, est l'enquête, entravée par des points restés obscurs.

p. 47
F – Analyse des communications pp. 4638-4639
On trouvera en annexe les diagrammes quotidiens, par usager, concernant les communications cellulaires, un schéma des intervalles sans communication pour les téléphones cellulaires du couple MC entre le 4 et le 13 mai et des cartes des localités où les antennes ont été activés, ainsi que le rapport d’analyse des communications enregistrées par les antennes, desservant Praia da Luz, des trois prestataires de téléphonie mobile, communications faites par les 9 membres du groupe TP, entre le 2 et le 4 mai (les appels du seul réseau fixe ne sont pas envisagés, car, n'utilisant pas le système GSM des communications mobiles, ils n’activent pas les antennes ("B.T.S.").
Pendant cette période, ils maintinrent un trafic de communications que l'on peut considérer comme normal pour quelqu'un qui est en vacances. Entre le 4 et le 17 mai, les antennes les plus activées sont celles qui desservent les localités de Luz, Lagos, Portimão et d'autres situées entre Praia da Luz et Portimão ; l'activité quotidienne des téléphones mobiles de chacun des 9 du groupe a été analysée, chaque historique depuis leur arrivée jusqu'à leur départ ayant été examiné, ainsi que les intervalles de temps pendant lesquels les téléphones portables des parents de Madeleine sont restés muets entre 00 heures le 4 et 00 heures le 14 mai.
Il était important de d'essayer, par l'analyse des données, de faire apparaître d'autres pistes menant éventuellement à la découverte de ce qui était arrivé la nuit du 3 mai, dans l'appartement 5A, de l’Ocean Club de Praia da Luz mais cette démarche aussi est demeurée infructueuse
La réalisation des auditions sollicitées dans les lettres rogatoires aux instances judiciaires du Royaume-Uni n’ont pas permis d'ajouter quoi que ce soit de pertinent à ce qui était déjà dans la procédure.
Curieux unique et laconique commentaire alors que les rogs des TP7 ne sont pas dans le dossier...sans explication.

p. 48
G – Appréciation et cadre juridique pp. 4639-4649
De l'analyse des éléments qui constituent le dossier, surgit immédiatement la première conclusion suivante :
Lorsque les policiers de la GNR sont arrivés sur les lieux, plusieurs personnes avaient déjà touché la fenêtre et étaient entrées dans la chambre de Madeleine et de ses frère et sœur et plus tard, lorsque la PJ est arrivée pour recueillir des indices, l'appartement avait déjà été piétiné et contaminé en raison de l'entrée de toutes ces personnes et par le fait que tout avait été touché, rendant donc d'emblée impossible la collecte d'éléments importants pour l’enquête. 
Sous le choc, personne – les parents, les amis des parents, les gérants et le personnel – n’a été assez lucide pour préserver intacte la scène du crime, empêchant la destruction et la contamination d'éléments probants, bien que tout le monde sache qu'il appartient à tout un chacun de préserver les scènes de crime – pour ne rien dire de l'article 171-2 du CPP – évitant ainsi que les vestiges soient supprimés ou modifiés et que les vestiges à recueillir aient perdu beaucoup de leur valeur indicative. De la rareté des éléments probants collectés au cours de cette première phase, au point que les seules empreintes digitales latentes prélevées, avec le nombre d'éléments nécessaires pour effectuer une identification positive, ont été identifiées comme appartenant à l’enfant disparue, à sa mère et à un agent de la GNR (pp. 885 et 1520), donc rendant immédiatement infaisable la collecte de données importantes pour l'enquête. 
C'est seulement lorsque les membres de la Police Judiciaire arrivèrent, à environ 0h10 heures du matin, suite à un appel (de la GNR), que des mesures furent prises pour rendre possible la collecte des résidus et la préservation de la scène du crime.
Le PGR ne dit rien du retard à alerter les services de police et de l'inadéquation de l'appel à la GNR si les volets étaient ouverts. Ce retard, qui n'est pas imputable à la police, a eu pour effet d'augmenter le massacre de la scène du crime.
L'enquête a montré aussi que, malgré un service (de garde) complémentaire, (dining out) dans les installations de l'OC entre 19h30 et 23 h 30 et, moyennant supplément, un babysitting (at home) sans limites d’horaires, les villégiateurs ont choisi de faire leurs propres rondes de nuit pour veiller sur leurs enfants. Dans un premier temps, chaque couple se partageait la tâche d'aller voir ses propres enfants ; les jours passant, ils ont commencé à demander à celui ou celle qui se levait, d’écouter à la fenêtre de leur appartement, comme Jane Tanner l’a mentionné au cours de l’audition du 10 mai 2007, à l'exception des P, qui possédaient un dispositif de surveillance à distance
Les rondes ne se sont pas passées ainsi, selon les témoignages. Russell OB a bien essayé de dire qu'il avait fait une ronde chez les O, le dimanche 29, mais ce soir-là, justement, Matthew se sentait mal et n'était pas allé dîner... Gerald MC a essayé de dire que David P avait fait une ronde chez lui, mercredi 2, mais David a déclaré que, ayant un baby monitor, il n'était jamais sorti de table. Matthew a effectivement assuré qu'il avait écouté aux trois fenêtres du rez-de-chaussée, le 3 mai à 21h et qu'il était entré chez les MC à 21h30, mais Kate MC, à laquelle il venait de se substituer à charge de revanche, n'avait pas offert d'entrer chez les O ou d'écouter à leur fenêtre.
Il ressort des témoignages du groupe que les McCann et leurs compagnons vérifiaient que tout allait bien pour leurs enfants, ce fait ressort également du témoignage de Jerónimo S, barman du Tapas, qui avait compris, car c'était évident, que certains membres du groupe sortaient ponctuellement du restaurant pour faire ce qu’il finit par réaliser comme étant une "surveillance" d'enfants. Néanmoins, il avait toujours été convaincu que ces enfants se trouvaient dans un local de l’Ocean Club.
Jeronimo S, comme barman, n'allait que rarement sur l'esplanade couverte où étaient les tables, le Tapas étant avant tout un bar. Il est étonnant que le procureur ne rapporte pas les témoignages des deux employés de table, constamment entre l'esplanade et la cuisine.
On peut néanmoins conclure à partir du dossier que cette surveillance avec la périodicité mentionnée ci-dessus n'était pas celle alléguée dans les témoignages, ce qui laisse inexpliqué pourquoi, cette nuit là, la routine a été modifiée dans le sens d'une réduction des intervalles entre les rondes.
En effet, ces villégiateurs profitaient d’une brève période de vacances, donc se trouvaient parfaitement détendus et on s'attendrait à ce que, au dîner, alors qu'il y avait en outre un service de divertissement, ils n'aient pas à se préoccuper beaucoup de ce qui pourrait arriver à leurs enfants. 

L'OC avait contracté Najoua Chekaya, prof. de gymnastique aérobique, pour un quiz au Tapas deux fois par semaine (le mardi et le dimanche).
De fait Kate elle-même mentionne le jeudi 3 au matin, que Madeleine lui a demandé pourquoi ils n'étaient pas venus dans sa chambre quand les jumeaux avaient pleuré , comme l'a également dit Gerald.
Pamela Fenn, qui réside au premier étage du bloc G5, au-dessus de l’appartement des McCann, a rapporté que le 1er mai 2007, deux jours avant la disparition, vers 22h30, elle avait entendu un enfant pleurer, qui pourrait être Madeleine (PF a précisé que c'était un enfant, pas un toddler, donc pas un des jumeaux), pendant une heure et quinze minutes, jusqu'au retour des parents vers 11 h 45.
Ceci montre que les parents n'étaient pas continuellement préoccupés par leurs enfants, qu'ils n'allaient pas faire les rondes comme ils l'ont déclaré plus tard et qu'ils négligeaient, quoique de manière ni casse-cou ni brutale, leur devoir de protection vis-à-vis de leurs enfants.
Si ce devoir de protection avait été dûment observé, au cas où un enlèvement aurait eu lieu, comme ils l'ont mentionné avec insistance et continuent à le faire -, et on peut admettre qu'il ait eu lieu, il aurait éventuellement pu être évité.
Il faut ajouter que Kate, après avoir constaté que la fenêtre et le volet de la chambre étaient ouverts et que Madeleine avait disparu, était revenue au restaurant Tapas pour demander de l'aide, en faisant savoir qu'un enlèvement s'était produit, il est incompréhensible, ou uniquement compréhensible en se référant à la panique, qu'elle ait une nouvelle fois abandonné, cette fois uniquement les jumeaux, alors que le Tapas était assez proche pour crier à l'aide, -  bien que Matthew Oldfield mentionne qu'à partir de la table du restaurant, la visibilité était très limitée, compte tenu de la distance, et la vision obscurcie par une bâche en PVC transparent qui couvrait l’esplanade où se trouvaient les tables. 
Quid du son ? On sait que l'acuité de l'ouïe est décuplée dans la nuit. Jeronimo S a très bien entendu un cri terrible, alors qu'il s'apprêtait à quitter le bar.

Enfin est resté sans explication plausible le fait que, malgré l'agitation et le bruit, les jumeaux ont continué à dormir, comme cela a été mentionné par le gendarme José R, membre de la première patrouille arrivée à l'appartement : Les enfants, en décubitus ventral, ne se sont pas réveillés une seule fois et n'ont même pas bougé lors des recherches et par la suite. Néanmoins, une équipe du LPC, le 4 mai 2007, a cherché en vain et éliminé la présence de tout produit qui pourrait avoir été administré à l'enfant disparue afin de la maintenir en état d'inconscience, sans découvrir non plus de traces de sang.[28].
Par ailleurs, il ressort également des témoignages qu'aucun de ses parents n'était dans l'appartement lorsque Madeleine a disparu et que leur comportement jusqu'au moment de la disparition a été tout à fait normal, n'ayant montré aucune sorte de préoccupation ou tout autre sentiment analogue, contrairement à ce qui est arrivé après ce moment où l'état de panique était manifeste.
 
Si le fait que Madeleine a disparu de l'appartement G5A de l'OC est incontournable, il n'en va pas de même de la manière et des circonstances dans lesquelles cette disparition s'est produite  – malgré les très nombreuses opérations faites visant à les mettre au jour -, c'est pourquoi l’éventail des crimes contemplés et mentionnés au cours de l'enquête demeure intact.
Il nous semble évident et parce que les témoignages contiennent suffisamment d'éléments à cet égard, que le crime d'exposition ou d'abandon conformément à l'article 138-1 du CPP peut être éliminé de cet éventail :
Quiconque place la vie d'une autre personne en danger
a) en l’exposant dans un endroit où elle est soumise à une situation contre laquelle elle ne peut pas se défendre d’elle-même.
ou
b) en l’abandonnant sans défense, chaque fois que l'agent avait le devoir de le protéger, veiller sur elle ou pour l’aider.
Ce type juridique de crime suppose l'intention de nuire, et celle-ci doit inclure la mise en danger de mort de la victime, ainsi que l'absence de capacité de se défendre. Dans cette affaire et face aux éléments recueillis, il est évident qu'aucun des arguidos, Gerald ou Kate, n'a agi avec l'intention de nuire. Les parents ne pouvaient prévoir que dans le complexe choisi pour passer de courtes vacances, ils pourraient mettre la vie d'un de leurs enfants en danger, et une telle prévision ne pouvait non plus être exigée d'eux. Le complexe était situé dans un lieu paisible, où la plupart des habitants étaient des citoyens étrangers de leur nationalité et sans aucune histoire connue de ce type de criminalité.
Les parents ne se sont même pas imaginé un tel fait, ils croyaient que tout irait bien, comme lors des soirées précédentes, ils n'ont donc pas pondéré, et on ne saurait l'exiger d'eux, la possibilité que survienne l'enlèvement de l'un des enfants dormant dans leurs appartements respectifs.
Tout cela est très juste, mais il suppose un enlèvement qui n'est étayé par rien.
Deux remarques, toutefois : selon son père Madeleine, un matin, profita de la difficulté qu'il avait à fermer la porte à clef, avait couru au bout du corridor, malgré les appels. Madeleine s'étonna un matin, d'avoir pleuré sans que ses parents n'apparaissent. D'où l'on peut conclure que normalement des pleurs alertaient les parents. L'esprit logique n'a pas d'âge et il est possible, si l'histoire est vraie, que MMC ait déduit que ses parents n'étaient pas là. Rien n'indique qu'elle ne soit pas du reste allée voir dans la chambre, comme elle avait eu l'habitude de la faire quand elle se réveillait ou était dérangée par les bruits des jumeaux.
Renforce ce qui vient d'être dit le fait qu'en dépit de laisser leur fille seule avec ses frère et sœur dans l'appartement pendant des périodes plus ou moins longues, les parents ont en tout cas certainement effectué des rondes. Sans aucune intention ni effet d'atténuation, il faut aussi reconnaître qu'ils sont déjà en train d'expier une lourde peine – la disparition de Madeleine – en raison de l'inattention dans la surveillance et la protection de leurs enfants.
Inattention (manque de soin) dans la surveillance et la protection est un oxymore !
Mais est surtout curieux l'emploi du terme "expier", à forte connotation morale. À supposer que l'on admette que la victime primaire est Madeleine, ses parents ne sont que victimes secondaires. S'ils "expient" durement leur "inattention" (et on a le sentiment que la punition est plus sévère que la faute, puisque le procureur lui-même commence par acquitter les parents et ne lâche qu'à la fin l'idée de manque de soin), quid de Madeleine dans tout ça ?
Quant aux autres crimes repérés, ils ne sont pas plus que cela et, bien qu’on ne puisse écarter, de par son haut degré de probabilité, l'occurrence d'un l'homicide, elle n'en est pas moins une simple supposition, en raison du manque d’éléments pour l'étayer dans le dossier.
Il apparaît que la non-participation des témoins assistés, parents de Madeleine, à un acte justifiant une sanction pénale résulte de la circonstance objective qu'ils n'étaient pas présents à l'intérieur de l'appartement lorsque leur fille a disparu, de la conduite normale qu'ils ont adoptée avant et après la disparition, comme l'indiquent amplement les témoignages, l'analyse des communications téléphoniques et également les conclusions des experts, en particulier les rapports du FSS et de l'Institut National de Médecine Légale.
Le style tortueux reflète le caractère laborieux des arguments.. Si les parents avaient été dans l'appartement quand Madeleine en est sortie, couraient-ils le risque d'être impliqués ? Rien n'interdit de penser, puisqu'aucune trace d'effraction a été relevée, qu'ils auraient pu être en train de dormir dans leur chambre quand un ravisseur ou un bandit est entré ou quand Madeleine, pourquoi pas ?, est sortie par somnanbulisme.
À cela on ajoutera qu’en réalité, aucun des indices qui ont conduit à constituer les MC comme arguidos n’a été confirmé ou consolidé plus tard. Qu'on en juge : l'information comme quoi les médias avaient été alertés avant la police n'a pas été prouvée, les vestiges signalés par les chiens n'ont pas été corroborés forensiquement et les indications initiales de l’e-mail retranscrit plus haut, clarifiées à une date ultérieure, ont fini par se révéler inconséquentes. 
Les arguments sont faibles. La rumeur d'alerte des médias avant la police n'était qu'une rumeur... En revanche le fait curieux que les parents, bien qu'ils aient compris immédiatement que leur fille avait été enlevée, n'aient pas appelé les secours sur leurs téléphones cellulaires est carrément occulté. A fortiori si l'on sait qu'ils se sont abondamment répandus en plaintes sur le long temps de latence de la police portugaise. Quant aux chiens, le procureur ne discrimine pas. Eddie a réagi à une odeur sans support matériel palpable et analysable et donc impossible à corroborer forensiquement. En l'absence de cadavre, le chien Eddie ne fournit qu'un renseignement. En revanche, s'il y a du sang, même en quantité infinitésimale, Keela indique précisément où il se trouve. Malheureusement les prélèvements étaient en trop mauvais état pour identifier un individu. Il reste que le chien Eddie, amené dans 6 autres habitations, dont 2 occupées par les MC après la disparition, n'a réagi que dans l'appartement G5A, autrement dit là où l'enfant disparue avait été vue pour la dernière fois.
Même si, hypothétiquement, on admettait que Gerald et Kate McCann puissent être responsables de la mort de l'enfant, on aurait encore à expliquer comment, à quel endroit, quand, de quelle manière, avec l'aide de qui et ils se seraient débarrassés de son corps dans le laps de temps limité dont ils disposaient. Leur routine quotidienne, jusqu'au 3 mai, avait été circonscrite aux limites étroites du complexe OC et à la plage qui se trouve à côté, ils ne connaissaient pas les lieux environnants et, hormis les amis anglais qui étaient en vacances avec eux, n'avaient aucun lien connu ou contact au Portugal.
Ce dernier argument, sorte de raisonnement par l'absurde qui place l'affaire sur le terrain de la pure spéculation, met singulièrement en doute la volonté du procureur de découvrir le fin mot de l'affaire.
Si la reconstitution avait eu lieu, l'enquête se serait attaquée avec des bases tangibles aux nombreuses discrépances. Soit elle parvenait à les résoudre et l'ombre planant sur les MC disparaissait à jamais, soit elle confirmait les non-plausibilités énoncées par le procureur et l'ombre planant sur les MC était condamnée à demeurer toujours.



À titre de synthèse finale assise sur un socle factuel, il nous semble pouvoir affirmer ce qui suit :
- Le 3 mai 2007, à environ 22 h 00, à l’Ocean Club, à Praia da Luz, Kate Healy – comme elle, son mari Gerald et leurs amis le faisaient au cours du dîner au Tapas, selon une périodicité non rigoureusement établie – s’est rendue à l'appartement G5A, afin de voir comment allaient ses trois enfants, qui y avaient été laissés endormis ;
- À peine entrée dans l'appartement elle a remarqué que sa fille Kate (Sic, lire Madeleine) avait disparu, n'étant ni dans son lit ni ailleurs, et que la fenêtre et le volet de la chambre des enfants étaient ouverts ;
- Kate Healy a couru ensuite vers le restaurant, alertant immédiatement Gerald McCann et leurs amis ;
- Suite à cette alerte, l'appartement complet a été fouillé et piétiné par un nombre indéterminé de personnes, entraînant la contamination de la scène du crime, avec les dégâts irréversibles et indéterminés en fait d'éléments de preuve ;
- Ont été immédiatement lancées d’intenses et vastes recherches terrestres, maritimes et aériennes, pendant plusieurs jours, impliquant des centaines de personnes et d'équipements et de moyens, les plus sophistiqués et avancés disponibles ;
- Ont été entendues, formellement et informellement, plusieurs centaines de personnes, dont l'audition semblait importante pour la clarification de l’affaire ; ont été analysés des milliers d'informations et de suggestions , ont été vérifiéq des dizaines de signalements et de localisations qui semblaient plausibles. Des interceptions téléphoniques ont été effectuées ; ont été analysées et recoupées les données de trafic de milliers de communications téléphoniques et ont été mis en oeuvre des milliers d'opérations diverses ;
- On a pu compter sur l’obligeante coopération et l'engagement des forces de police de nombreux pays, avec une mention très spéciale pour les entités de police britanniques ;
- Des tests et analyses ont été effectués dans deux des plus prestigieuses et renommées institutions – l'Institut national de juridique Médecine et le laboratoire britannique Forensic Science Service-, dont les résultat finaux n'ont ni confirmé positivement l'intérêt des échantillons recueillis ni corroboré les réactions des chiens ;
En dépit de tout cela, il n’a pas été possible d’obtenir le moindre élément probant qui permettrait à un homme moyen, à la lumière des critères de la logique, de la normalité et des principes généraux de l’expérience, de formuler une conclusion lucide, sensée, sérieuse et honnête sur les circonstances dans lesquelles l’enfant a été emmenée hors de l’appartement (morte ou vivante, victime d'un homicide par négligence ou prémédité, d’un enlèvement ciblé ou opportuniste), ni de conjecturer de manière cohérente sur son sort, ni même – et c'est le plus dramatique – d'établir si elle est encore en vie ou si, comme cela semble plus probable, elle est morte.
Mais cela étant, nous ne disposons pas du moindre fondement suffisamment solide et rigoureux pour pouvoir affirmer, avec l'assurance requise, quel a été ou quels ont été le/les crime(s) exacts et précis, pratiqué(s) sur la personne de la mineure, Madeleine McCann, hormis le crime supposé mais écarté d'exposition ou abandon, ou tenir pour responsable(s) un ou des auteur(s). 
Quel drôle de "mais".. "Il n'a pas été possible d'obtenir le moindre élément probant.... mais nous ne disposons pas du moindre fondement assez solide et rigoureux pour pouvoir affirmer".
Enfin, il convient de souligner que cette affaire, malheureusement, n’est pas un roman policier, le propre scénario d'un “crime” taillé pour le succès de la performance investigatrice d’un Sherlock Holmes ou d’un Hercule Poirot, guidé par l’illusion que les forces de la loi et de la justice réussissent toujours à rétablir l’ordre bouleversé, en restituant à la société la paix et la tranquillité qui ont été, accidentellement seulement, perturbées.
La disparition de Madeleine McCann est plutôt une affaire implacable et complexe de la vie réelle, qui est plus proche de la narration lucide d'un Friedrich Dürrenmatt, - La promesse. Requiem pour le roman policier - , car bien souvent la réalité et la vie quotidienne, obéissent peu ou pas du tout  à la logique. 


Les événements de la vie ne se régulent pas selon des schémas romanesques stéréotypés, bien souvent leur dénouement est plutôt le fruit du hasard ou est conditionné par des facteurs accidentels et imprévisibles et, de ce fait, difficilement pénétrables.
Les enquêteurs ont pleine conscience du fait que leur travail n'est pas exempt d’imperfections ; ils ont travaillé avec une marge d'erreur énorme et ce qu'ils ont obtenu est bien peu en termes de résultats concluants, en particulier sur le sort de la malheureuse enfant. Néanmoins, ils ont toujours su qu'il fallait agir et en réalité ils ont agi intensément et en s'engageant, même au risque de commettre des erreurs.
Néanmoins, quiconque se sentira frustré par l’épilogue de l’enquête aura la possibilité de réagir contre lui et pourra, pour éventuellement modifier cet épilogue, susciter des procédures fondées sur de nouveaux éléments de preuve, si cette personne peut légitimement les requérir et si les procédures sont sérieuses, pertinentes et conséquentes. Trois manières de faire sont possibles : en demandant la réouverture de l’enquête, en vertu de l’article 279-1 du CPP ; en interjetant appel hiérarchiquement contre la présente décision selon l’article 278-2, ou, si cela a lieu d'être, selon l’article 279-2 du CPP, ou en faisant une demande d’ouverture d’instruction selon 287-1 b, du CPP.
Enfin, il convient de noter qu'une décision d'archivage peut être une décision juste, encore que de la justice possible, et, en particulier, pour souligner à grand trait que l'archivage du dossiers ne signifie pas la fermeture définitive et irréversible de l'enquête. Cette procédure, tant que la date limite de prescription pour les crimes éventuellement commis n'a pas atteint son terme et si surgissent de nouveaux éléments de preuve qui le justifient, pourra toujours être rouverte, officieusement ou à travers la demande d'un assistant, encore une fois ordonnée par une décision définitive d'accusation ou de non-accusation.
Par conséquent, après avoir tout vu, analysé et dûment pondéré, face à tout ce qui a été exposé, il est décidé de procéder à :
a) l'archivage de la procédure concernant l’arguido Robert James Queriol Eveleigh Murat, car il n'y a pas d'indice de pratique de quelque crime, selon les dispositions de l'article 277-1 du CPP ;
b) l'archivage de la procédure concernant les arguidos Patrick de Gerald McCann et Kate Marie Healy, car il n'y a pas d'indice de pratique de quelque crime selon les dispositions de l'article 277-1 du CPP.
L'article 277-3 du CPP doit être appliqué.
Selon l'article 214-1 du CPP, sont déclarées éteintes les mesures de coaction imposées aux arguidos.

Portimão, le 21.07.08
Procureur de la République, José de Magalhães e Menezes
Le procureur général adjoint, João Melchior Gomes (qui a signé)







III – Concrete Analysis
Returning to the facts, the process files originated in the report drawn up by the PJ on folio 2, telling
of the disappearance of a three year old British girl. The event was communicated by the GNR to the PJ at 00.10 on the 4th May 2007.
According to the GNR, the disappearance would have occurred at about 22.40 (it was later checked
that the detection and subsequent alarm effectively happened between 22.00 and 22.10) on 3rd May
2007, in one of the apartments of the Ocean Club resort, situated in Praia da Luz – Lagos, where the
British family, composed of a couple and three young children were staying.
The apartment is comprised of two bedrooms, a kitchen, living room and bathroom with easy access
to public roads, whether from the front or the back, where there is a small balcony and sliding doorsand, at the time of the disappearance, the children were alone in the apartment. However, during dinner, the couple went to the apartment twice, during one of these visits, the mother Kate, discovered that her oldest daughter was not there and alerted the other members of the group to this fact.
Upon being contacted, the PJ’s intervention was immediate, they went to the scene (folios 02 onwards) where they undertook various inquiries aiming to establish the facts, a photographic report
was made at the site (folios 12 – 23) as well releasing information about the disappearance, with the
photograph and description of the girl, to the authorities as well as to the press, after obtaining authorisation from the Public Ministry (folios 32 – 33b and 459), a fingerprint inspection, which only enabled the collection of finger prints of those persons who had legitimate access to the apartment. The apartment was also examined by the Scientific Police Laboratory, which collected numerous traces and carried out continuous examinations, which did not lead to the full clarification
of the events.
In order to gather information, the following day a mobile GNR post was placed in front of the apartment block, with the aim of receiving, dealing and channelling the collection of informationrelated to the disappearance, all of them investigated by this police force in a methodical and detailed manner, some included in the inquiry and others organised in annexes in order to be able to visualise what had been done.
In addition to this information gathered at the mobile post, hundreds of other pieces of information from the public and the authorities were received via email or telephone and were dealt with in the same manner. During this night and the following dawn, intensive searches were made by PJ officers, GNR soldiers with sniffer dogs and by members of the public organised in groups, as well as by the parents, groups of friends and employees of the resort.
At 02.00 in the morning following the disappearance two sniffer dogs arrived in Praia da Luz and continued searching until the morning, covering the entire perimeter of the Ocean Club resort, urban
area, waste ground and the closest homes, all the possible sites where the girl might be having been searched, the search later being extended to the beach area, the PJ duty officer also requested the GNR to issue an order for all officers who were on patrol to be alert and identify cars and persons that were circulating at that time.
At 08.00 the GNR Search and Rescue sniffer dog team came into action, searches were begun from the resort in the direction of the beach, covering a 2 km area; in Praia da Luz 300m radius searches were made as well searches of abandoned houses, wells and waste land, the radius subsequently being expanded to 600m including the verges of the EN 125 motorway.
Subsequently an attempt was made to reconstruct the route taken by Madeleine by giving the dogs a blanket/towel used by her, but the results were not significant, given that the dogs are more trained for use in rural areas rather than urban or populated areas, the existence of more odours in the air making it impossible for the tracker dog to identify/locate the “target smell”.
Searches were also carried out in two camping parks in Espiche and in Praia da Luz to inspect the bungalows whose occupants had left on the day of the disappearance; the searches were extended to
line searches with the help of Portimao GNR soldiers over a larger area, searches having been made of all the vehicles parked in the Praia da Luz car parks. Subsequently, the searches were extended to
the villages of Barao de S. Joao, Burgau, Bensafrim and Salema.
A few days later 6 members of the Algarve canine team also participated in the searches.On the following day, SNBPC helicopter searches were made, covering the entire area between the coast line and the EN 125, in sweeps, from N/S direction to try to find the girl, under the hypothetical possibility that she could have left the resort on foot, got lost and could be walking in the area.
The searches continued during the following days, over a 15 km radius, from Praia da Luz, specifically between the 4th and 10th May 2007, being carried out, amongst others, by GNR searchers and dogs, local people, GNR officers as well as personnel from BT, the Municipal Civil Protection Services, PSP, Lagos voluntary firemen and the Portuguese Red Cross.The Maritime Police also collaborated actively in the searches, on the 4th May covering the coastline between Burgau and Porto de Mos, on the 5th May the coastline between Meia Praia and Praia da Luz, on 6th May between the west quay of Praia do Alvor and Sagres, on 7th May between Lagos and Burgau, on 8th May between Meia Praia and Zavial and on 9th May again the west quay of Praia do Alvor and Sagres.
On the 8th and 9th May 2007 the Maritime Police all the vessels moored in the Portimao marina with crews on board, this was a total of 31 vessels, also in the Rio Marina in Mexilhoeira da Carregacao and in the Albufeira Marina. Security camera images were also viewed from the Portimao Norte da Marina bay.
As the Lagos Marina does not have a security camera system, information was requested about the state and movements of various vessels in the Marina (report on folios 3867/3885 Vol XV) and in order to find out if Madeleine had been seen, various Marina users were contacted (Joaquim Rio, from the Pescamar vessel, Bruce Cook from the Shearwater yacht and others), as well as fishermen, Marina employees and tourists who stated that they had not seen any indications that anyone had any information that could lead to the discovery of her whereabouts.
In spite of the dimension of the operations, the titanic efforts, time and means applied, including those of various security forces, the localisation of the child resulted to be fruitless.
The British media was alerted to the disappearance, allegedly at about 02.00 on the morning of 4th May the BBC being informed, Sky news having opened its 07.00 news report on the 4th May with news of this case. Between 04.30 and 05.30 a phone call was made to the PJ by a British media channel requesting confirmation of the disappearance.
As shown by the inquiries made to Rachel Mampilly by means of the Letter of Request, it was she who at 02.00 telephoned the wife of a friend who was a BBC correspondent to say that Madeleine had disappeared and asking if there was any way of this appearing in the news.
The media was mobilised in an unprecedented way, accompanying all the police work step by step, conjecturing and elaborating scenarios, some true and others of a fantasising nature.
It should be mentioned in passing that this case illustrates in an exuberant and paradigmatic way, the long known risks and disadvantages that arise from “trial by newspapers”, which are not “fair trials”, the “verdicts” of which lead, at times, to distort directly or indirectly, the course of the investigation and have an effect of detracting attention and even assume, in certain sectors, aspects of a global media orgy and anticipated blame of the those involved in the case as arguidos, with disrespect for the persons’ dignity, including that of the missing girl herself.
As Professor Jorge de Figueiredo Dias commented in “Penal Process Law!, Volume 1, Coimbra Editora, 1974 p.227 and following “This represents a violation of the most basic principles in our penal law, by substituting the legal trial by court, the due process of law, by an absolutely illegal and unconstitutional trial by newspaper. And it is a sociologically proven fact that the excess of publicity of the penal process can even contribute to the creation of an informal system of “penal justice without judgement” where it is clear, irreparable damage is done to the presumption of innocence of the arguido and their fundamental guarantees.”
Within the factual context we could be facing an abduction situation, although all possibilities have always been open, as they continue to be. This abduction hypothesis was investigated exhaustively, all information leading to this and other possibilities having been examined fully. No ransom request was made, nor were there any sufficiently consistent indications to substantiate this supposed abduction.
Within the scope of the inquiries made along this line of investigation, two situations were clarified,
with the collaboration of the Spanish and Dutch authorities, leading to the arrest of three individuals, whom had tried to extort money from the family, in exchange for false information about the girl, based on fraudulent artifice. This information, previously mentioned on folio 3 of thisdispatch, can be found in the two Letters of Request joined to the files.
The PJ proceeded to interview 112 employees of the Ocean Club resort and Mark Warner company, specifically 15 Child care workers and 2 tennis instructors, as well as 28 informal interviews with employees from this company (fls 848 and 856) whose accounts did not report anything of relevance.
Inquiries were made in 443 homes in Praia da Luz, in those that were occupied their respective occupants were identified and questioned about any information they might have related to the disappearance of Madeleine McCann or to any strange situation or attitude noticed during the days preceding the event, in the case of being affirmative, witness statements were taken, in order to be formally investigated (fls 198), although no useful result was obtained.
Witnesses were heard who told of incidents involving children, that could not be connected to Madeleine McCann, in particular a Polish couple, on holiday in Portugal, seen to be taking photos of a child with a clear resemblance to the British girl, but again nothing relevant was found in relation to these suspicions (fls 213 to 216).
Photo fit pictures were drawn up, according to the indications of witnesses, who reported situations they described as being strange, specifically of individuals were seen in the proximity of the apartment during the day, but no link to Madeleine could be established.
Images from service stations along the main Algarve roads were visualised, with a negative result. Photos from images recorded at the Lagos A22 service station were shown to the parents, Gerald and Kate, but were not found to be useful (fls 129/133).
Later that night, a request was made to Silvia Baptista, the Maintenance Director, to provide a list of the guests staying at the resort and those who left on 03-05-2007 as well as the identity of the employees of the crèches where the children played during the day.
Fls 12 to 23 contain a photographic report of the site where the events took place, compiled on that night as well as a sketch of the apartment.
On the morning of the 4th, already amongst strong media coverage, the questioning of the whole group was begun (fls 34- 83), questionings that would be repeated later.
Fls 86 – 118 contain a report relating to the identity of the nannies (Catriona Baker and Stacey Portz) and the resort employees, as the two nannies were those responsible for the children of the McCann couple they were also questioned informally, nothing unusual was reported by them, however they questioned formally later on.
During the following days, with the participation of more than 100 PJ investigators, the enormous amount of diverse news about the disappearance was explored, numerous inquiries being carried out.
With the multiplication of supposed sightings and locations, Apenso V was opened to systemise the reports indicating the alleged presence of the girl in various locations around the world as well as the hundreds of inquiries made to confirm them. This annex is composed of 14 volumes.
The disappearance of the British girl, under the circumstances mentioned previously, implied the involvement of the most diverse entities, especially the intervention of the PJ, which was joined by other police authorities. In parallel, this disappearance drew the unprecedented attention of the national and international media, with particular emphasis in the UK during the following days intheir peak hour news bulletins, with live reporting from Praia da Luz, as well as programmes specially dedicated to the issue.
Meanwhile, the girl’s parents dedicated themselves to making the most diverse contacts and appeals, divulging images of Madeleine, whilst the British authorities opened a permanent and specialised contact line in order to gather information regarding the disappearance, in addition to information from Interpol and other police partners.
This activity (divulgation), as well as the informative aspects coming from the media, aimed to obtain, within the shortest possible period of time, information that would help the investigation in two ways: finding Madeleine alive and the compilation of material concerning the concrete circumstances of her disappearance.
The public’s desire to collaborate meant that by means of the most diverse sources and varying means, focussed mainly upon communications directly sent to the police, the PJ received the most varied information.
From 04-05-2007 onwards, initially with a disproportionate rhythm, the PJ was sent thousands of reports of sightings and locations covering the whole of Portugal and multiple locations abroad, from neighbouring Spain to faraway Indonesia and Singapore, the missing girl having been “recognised” in the most varied locations, in multiple situations and company, in such a way that one the same day she was supposedly sighted in locations at a distance of 4.000 km apart.
Some of the information was lacking in any credibility because of the circumstances involved, the remaining information requiring systematisation and due follow-up.
There is a remaining diffused “stain” of sightings and locations (some gaining media coverage, suchas those in Belgium and Morocco) that contained scarce, vague, contradictory, incompatible or incongruent elements that merited a treatment whereby, in the future, linked to more solid elements, they could be touched on and resuscitated, and which are also contained in the files.
Those that due to their geography and spatial-time relevance, could be credible were duly explored and included in the main body of the files and respective annex.
These include the deployment on 04-05-2007 to the Lagos GALP service station on the A22, East – west direction for the collection of information. A photograph of the missing girl was shown to all employees present, however no recognition was made; images were made available from the security cameras installed at the site, those recorded between 21.00 on 3rd May and 12.00 on 4th May were analysed. From the images, it was possible to observe the entrance of a couple accompanied by a girl with similar appearance, these photos were collected and printed for analysis.In the West – East direction service station the girl’s photo was also shown, with negative results, the same occurring at the Loulé Galp service station.
Following a communication made to the Lagos PSP reporting that in Odiaxere at about 17.00 a woman was seen pushing a pram containing a girl who could apparently be Madeleine, a woman with a corresponding description was found, but when checked she was identified as Maria Isabel C., who was accompanying her niece.
Subsequently and taking into consideration that within the scope of the inquiry 93/05 – 4 JAPTM, an English individual had been investigated for child abuse, it was established that the individual in question no longer resides in Portugal.
Denise Beryl Ashton was interviewed, who on 3rd May reported that two men were collecting money for an orphanage, which did not seem to be true, giving the following description of them: slim complexion, about 180 cm in height, short brown straight hair. He did not have a beard, moustache, earrings or piercings, but was wearing large brown framed glasses. The second individual, who did not speak, was male, Caucasian, aged 40, a bit younger than the first, slim build, she cannot specify his height, short blond hair with dark streaks, straight and brushed forwards.
Meanwhile, the PJ received a communication that on 4th May a Renault vehicle with number plate AQ-23-81 entered the Repsol service station in Vale Paraiso – Albufeira, driven by a Caucasian individual, medium build, aged about 50/60. This individual was closely accompanied by a small girl, light complexion, blond, aged about 3 or 4 years, but after consulting various data bases it was established that there was nothing relevant to report.
Derek Flack appeared before the PJ, an English citizen on holiday in Praia da Luz, staying close to the resort, to report that on the 2nd or 3rd May he noticed an individual (abut 1.70 in height, aged 25/35, dark, appearing to be Portuguese, with stubble, dark short hair and wearing a yellow T-shirt) who was standing at the corner of the path looking towards the apartment from which Madeleine disappeared. He added that close to the place where the individual was standing, on the other side ofthe street, there was a white parked van in which was a person who was later identified as having arrived in Portugal almost five years ago and who lived near Praia da Luz. Since the beginning of April 2007 he had taken up residence within his van. When confronted with the fact that his presence had been noted frequently near to the Ocean Club resort, he admitted that since the disappearance of Madeleine he had gone there regularly to ask British journalists for news about thegirl’s whereabouts. He added that the reason for his preoccupation stemmed from her being a British girl and being of a “very tender age”. Recent investigation of his lifestyle shows that he had nothing to do with the disappearance.
Nuno Manuel Lourenco de Jesus was questioned, he stated that at Praia da Mareta in Sagres, whilst his children played in the sand about 40/50 m away, he noticed the presence of a man equipped with a small camera, taking pictures of his children in a veiled and hidden manner. He saw that the man took more photos of two boys, the sons of a couple who were beside him. He describes the “photographer” as being male, Caucasian, with a Latin look, dark brown hair covering his neck and with a pony tail on top. Aged between 35/40, medium build, about 170 – 175 cm in height. As regards the woman, he can only say that she had short hair, the man was dressed in immaculate white, the woman was shorter than the man. It was not possible to visualise the photographs. It was established that the vehicle he drove was hired on 28-04-2007 in Faro, at the airport by a Polish citizen, who was identified. It was later established that this couple did not have anything to do withthe disappearance of Madeleine.
Lance Richard Purser was interviewed, he lives in the Praia da Luz area and recalls having seen, two weeks earlier, an individual aged about 35/40, slim, about 1.70, who would normally wear dark clothes, denim shirt and jeans, dark hair, straight and messy which reached his neck, however it was not long hair. He had a rustic appearance, dark skin, as if aged by the sun, and dark eyes. He says that he saw this individual more then once along the road leading to Praia da Luz, as well as close to a pharmacy in Rua Helena do Nascimento Baptista in Praia da Luz. Each time he saw him the man was alone, he did not notice any vehicles or companions. A photo fit was drawn up based upon this description.
Informal questioning was made of an individual suspected of child abuse and of a guest at the Marsol Hotel, nothing of interest was found.
Inquiries were made to locate and determine the current whereabouts and life style of individuals known to the PJ for the practice of sexual crimes, involving children or adolescents, no link to the disappearance was found.
A British man with strange behaviour and raised suspicions of possibly practising acts of paedophilia and exhibitionism aged between 40 and 50 was reported. This individual would walk around with a long lens camera and appeared to have a special fixation for children. Nothing of relevance was found during the inquiries made.
A bag containing a stone was collected from a cliff in Ponta da Piedade, which was probably left by a fisherman, but not of interest to the investigation.
It was known that on the night of the events being investigated, between 20.15 and 20.30, in the area of the Largo do Chafariz video club a white male, tall, with a beard, aged about 30, of stocky build, whom had never been seen in Praia da Luz previously, was spotted walking around. This was found to be a German citizen who said that at the time of the events he was at home alone, he works in civil construction and had nothing to do with the facts being investigated. When his house was visited, nothing was found of interest to the case.
Following an anonymous phone call stating that the girl was in the house of a Dutch couple in Monte Judeu, inquiries were made at the site, the house having been located and the couple approached, who voluntarily identified themselves. Informally, the couple said that on the night of the events they had been at home, in the company of their daughters aged 14 and 16, who go to local schools. They have lived in Portugal for several years and nothing was found during the visit to their home.
Fls 524 to 531 contain various information communicated to the PJ about sightings of Madeleine in different sites, which were revealed not to be true.
They also contain sightings in S. Pedro da Cova, Gondomar, Senhor da Pedra in Miramar, Vila Nova de Gaia on 07-05-2007, which were found not to be true.
Tasmin Milburn Silence was questioned, who began by saying that she lived in the apartment where the girl was staying when she disappeared, she said that on 30th April at about 08.00 when she was walking to the bus stop, a trip she makes on each school day, she noticed the presence of a male individual, behind Madeleine’s apartment, standing on a path leading to the apartments and apparently looking at the balcony. This happened when she was walking down the road, on the left, the man was standing in front of the balcony, the distance that separated them being the width of the
road. At this moment she saw the individual more closely, as she crossed, losing sight of him afterwards. She saw him again on 2nd May. She began to walk up the road on the left hand side, seeing the individual at that moment, standing in front of the Ocean Club reception, this time looking more clearly at Madeleine’s apartment, she believes, at the two side windows of the house and part of the balcony. She directly observed the individual, from a distance corresponding to the width of the road. She describes him as: Caucasian, clear complexion, about 1.80 tall, slim build, aged 30/35, with short fair, shaven hair about 1 cm long. He had a big forehead. Nose of a normal size, sharp and pointed. Big hears but flat against his head. A moth with fine lips, a prominent chin in what she noted to be a sharp face.
She said that she would be able to recognise this individual in person and from photographs and make a photofit. When shown photographs of individuals with coinciding physical and criminological features to the details she had described, the result was negative.Inquiries were made that led to the identification of an English individual, with a criminal background, namely in crimes of a sexual nature, and who was the target of various inquiries without incriminatory results. Inquiries of the same kind were made with regard to other individuals, without yielding any results of interest to the investigation, as can be found in Apenso VI.
A situation was investigated relating to two individuals, Neil B. and Rajinder B., especially as regards the former, whose information was crossed with Tasmin Silence’s witness account, the photofit showing that this was not the same individual. In spite of the inquiries made, including by means of the Letter of Request, nothing was found to link him to the disappearance of the British girl.
Martin Smith was questioned, who said that at the beginning of the Travessa da Escola Primária he saw an individual carrying a child, walking in the opposite direction, at a normal pace, when he passed this individual it must have been about 22.00, being totally unaware that a child had disappeared. Later he states that when he saw Gerald McCann on the news, leaving by plane, he appeared to him to be the individual whom he had seen on the night of 3rd May in Praia da Luz. This witness was heard again by the Drogheda Irish police on 23-01-08, having been shown a video clip of Gerald McCann’s departure by plane carrying one of the twins. This witness maintains his belief that judging by the posture, there seemed to be a probability of 60-80% that the person seen by him at about 21.55 at the previously mentioned place, was Madeleine’s father. At this time, Gerald’s presence at the restaurant was confirmed by his friends and has not been denied by restaurant employees.
The sighting in Mem Martins on 11-06-2007 is also mentioned and was found not to be truthful.Hoos Hendrik, owner of an animal crematorium, appeared before the PJ, to clarify that he had nothing to do with the disappearance, contrary to insinuations that had been made. Fls 3447 contains information provided by the Spanish agency Método 3, that in Vale Barrigas, Sao Bartolomeu de Messines – IC – km 71 7.4 a witness saw a woman hand a blanket wrapped bundle to a man over a 160 cm high metal fence. The woman seen next to the car was similar to Michaela Walczuch: however, from an analysis of mobile phone activity and the activation of antennas, it can be seen that on 4th May 2007, between 15.00 and 17.00, Robert Murat, Michaela Walczuch, Sergey Malinka and Luis Antonio were in the zones of Lagos, Porto de Mós, Penha, Alvor and Praia da Luz, all of these sites being located at a distance of more than 65 km from the place the witness refers to.
Gerald McCann was seen on 07-05-2007 at 14.26 in the centre of Lagos speaking on his mobile phone, asking that no harm should come to Maddie, when it is certain that on the 7th he activated antennas in Praia da Luz and at 14.16 he activated antennas in the centre of Praia da Luz.
Based upon the report containing information, statements and photofits of a possible suspect who could be involved in the disappearance of the girl, which the British police delivered to the PJ on the basis of Gail Cooper’s description, the PJ contacted Joaquim José J. M. (Quim Zé) with the aim of locating his whereabouts, concluding that there were no physical similarities with his face nor hair.
Based upon the same report, the PJ was informed that an individual named Augusto looked similar to the photofit, which was dismissed by an acquaintance of his who saw the photofit.
A.K.B. who had been reported to the police, was located and it was found that, in spite of there being some similarities, he was not the same individual as the one referred to in the photofit, as wellas taking into account that an analysis of his mobile revealed that he had not activated any antenna in Praia da Luz.
A search was made of the home of M.R.A., who was suspected of crimes of a sexual nature in an ongoing investigation, but nothing relating to the disappearance of Madeleine was found. It was established that the disappearance of Madeleine was not connected in any way with the death of the small Spanish girl Mari Luz Cortés, the only common denominators being the relative geographical
proximity and that they were female children of approximately the same age.
Based upon the statement made by the witness Michael Wright in the Letters of Request about the fact that “a George” had seen a couple carrying a child on 04-05-2007, it was established that the situation had already been clarified in May 2007.
Information was also clarified regarding an unknown individual with suspicious behaviour during the days preceding the disappearance, next to a phone booth close to the Golfinho restaurant, no relation being found between the numbers contained in the listings of calls made from that public phone and Madeleine’s disappearance.
Equally, it should be emphasised that the arrival of an enormous quantity of news of a fantasising nature and lacking any credibility which obliged the investigation to carry out constant and considerable efforts for their clarification, which assumed even more importance as it was known that time was pressing in the fundamental concern of finding the missing girl.
The result of these inquiries is contained in the files and annexes, thousands of man hours having been spent in drawing them up. The PJ also proceeded to question the parents of the missing girl and the group of friends (fls 34 and following) already referred to on fls 5 of this dispatch:
1.Gerald Patrick McCann – apartment 5 A
2.Kate Marie Healy – apartment 5 A
3.David Anthony Payne – apartment 5 H
4.Fiona Elaine Payne – apartment 5 H
5.Dianne Webster – apartment 5 H
6.Russel James O’Brien – apartment 5 D
7.Jane Michelle Tanner – apartment 5 D
8.Matthew David Oldfield – apartment 5 B
9.Rachael Mariamma Jean Mampilly – apartment 5 B
In summary, of the witness accounts gathered, it is important to highlight the statements made by
Gerald, Jane Tanner and David Oldfield.
On 3rd May, the daily routine went as usual, the McCanns having headed for the apartment at 17.30/18.00, accompanied by their children. After this period and until 19.00 they bathed the children, fed them again with light foods, played with them a bit and put them to bed, the parents stating that at about 19.30 the three children were asleep. Gerald remained at the tennis courts until 19.00.
Afterwards the parents had some drinks, got ready for dinner, leaving at about 20.30 in the direction
of the Tapas restaurant (a walk of just over one minute). Upon leaving, as usual, they left by the balcony door, which, not locked from the outside, remained pushed to, as this was the shortest routeto the restaurant and consequent return, whether to check on the children or whether for their final return.
The checking of the children by that route, was a daily practice, made, allegedly, in intervals of half an hour, which, as shown by the files and which will be taken up further on, was in truth extended to periods superior to one hour.
The McCann couple were the first to arrive at the restaurant, having entered into conversation with a couple who were not part of their group, but also British, their surname was Carpenter. As time passed, the others arrived.
At about 21.00 Matthew and Russel went to check on the children, having first listened at the window, from the outside, of Madeleine’s bedroom, located at the facade of the apartment block, on the ground floor. Upon his return, Matthew did not report anything unusual. Russel stayed in his apartment as his daughter was ill.
At 21.05, given that Matthew had not entered to check on the children, Gerald McCann went to the apartment. He left through the secondary reception, walked up the road for about twenty to thirty metres and entered via the metal gate, next to the apartment, leading to the garden/patio. He entered the apartment via the sliding doors, which, as mentioned previously, were not locked. He crossed the living room and went to the children’s bedroom, noticing that the bedroom door was wider open than usual, as ha had left it more pushed to. He presumed that Madeleine had got up due to some physiological need. He entered the bedroom and checked that all three children were sleeping calmly. He went to the WC and left via the same route.
Upon coming out of the gate, he met Jeremy Wilkins, an acquaintance of his from tennis sessions, also British, who was taking his son for a walk in his push chair and who was also on holiday at the Ocean Club. He spoke to him for a few moments, before returning to the Tapas at about 21.15.
At 21.10, given her husband’s absence, Jane Tanner went to check on the state of her daughter. She left by the reception and walked up the road that passes the entrance to the apartment block. She was not seen by Gerald McCann, nor by Jeremy Wilkins, although she did see them. Gerald had his back to her, however Wilkins was facing the place where Tanner passed.
At the precise moment when she passed the two of them, she noticed, at the top of the road, an individual walking, with a prostrate child across his arms, the child was barefoot and wearing pyjamas, walking in the opposite sense to the entrance to the apartments. She thought it was a father
with his child.
She only told of this situation after the disappearance had been discovered and she had associated
the two, saying that it was Madeleine, as she was wearing identical pyjamas. A photofit was made,
without including facial features, a description of the individual and his clothes was given to the media, in case anyone could clarify who the individual was (fls 1592) – no response was obtained.
At about 21.35, half an hour later, Kate wanted to go and check on the children, Matthew volunteered to undertake this act, as he was also going to his apartment, with the same purpose. He took the usual route and entered the McCann’s via the sliding doors, which were open/pushed to.
When he was in the middle of the living room, where there was some light, he saw the twins in their
respective cots, as the door was open, however, he did not enter the children’s bedroom and therefore could not see if Madeleine was asleep in her bed.
Upon his return, he said that all was well. When questioned, he said that he thought that the children’s bedroom was lighter than could be expected if the windows were closed and lights turned off. He could not clarify the state of the window nor why there was light.
Half an hour later (22.00), according to their reports, Kate Healy went to the apartment to check on the children. She entered via the sliding doors, which she closed upon entering, and saw that the children’s bedroom door was slightly wider open than they had left it when they went to dinner.
Upon closing the bedroom door, she felt a current of air, which led her to inspect the bedroom more carefully, and she noticed that her daughter Madeleine, had disappeared. The bedroom window was wide open, the shutters were raised and the curtains were drawn open. The bed was practically untouched, her daughter’s soft toy at the head.
In a state of alert and panic, she searched the whole apartment, not managing to find the girl, which led her to go, already quite upset, to the Tapas restaurant, saying that her daughter had been taken, a clear allusion to an abduction, justified by the fact that the window was open. During this interval, the twins remained alone in the bedroom, asleep. They did not wake during the night, in spite of the number of people present and inevitable associated noise.
The PJ specialist team, which went to the site to collect evidence, excluded the existence of any product that could have been administered to the missing girl in order to maintain her in a state of unconsciousness nor the presence of blood traces.
Having been informed of the disappearance, the whole of the group went to the McCann’s apartment, accompanied by Ocean Club employees, who once again searched the apartment and adjacent area, without any results.